découverte du goût à Morne-à-l'Eau

 

Principaux résultats

L’efficacité du programme pédagogique « Goûts en Famille » a été testée au moyen d’une étude randomisée évaluant les consommations alimentaires des enfants (groupe d’intervention versus groupe témoin) ainsi que le contexte des repas familiaux.

Sur la plan quantitatif, la mesure-cible est celle de la variété alimentaire des enfants, calculée sur la base de carnets alimentaires remplis avant et après le programme pédagogique. Les résultats sont synthétisés dans le poster suivant : Poster Goûts en Famille

Une analyse qualitative est venue compléter les résultats quantitatifs : des entretiens semi-directifs et des groupes de discussion ont été conduits auprès d’un échantillon de 33 mères du groupe d’intervention pour recueillir leur avis sur le programme pédagogique et sur les changements perçus à l’issue du programme.

Les mères rapportent une participation plus active des enfants à la cuisine et une attention plus soutenue portée aux caractéristiques sensorielles des aliments :

« Mon aînée, celle de 12 ans, quand elle mange au restaurant, elle cherche ce qu’elle mange, ce qu’il y a dedans. Et c’est ça qui est intéressant. Et c’est nouveau depuis le programme. Elle est vraiment dans la recherche du goût, elle cherche, alors qu’avant elle mangeait sans se poser de questions. »

« C’est son attitude qui a changé : le fait de ne plus être focalisé sur autre chose quand on mange, de ne plus regarder la télévision et prendre le temps de mastiquer, de savourer. »

« Ça a vraiment changé beaucoup de choses, ils sont plus à l’écoute et ils font attention à ce qu’ils mangent. Ils essaient de découvrir des saveurs. »

 

Plusieurs mères soulignent le fait que leur enfant goûte plus facilement des aliments nouveaux ou peu appréciés :

« Moi il était très compliqué, il ne voulait pas goûter, mais maintenant il goûte à tout. Le programme a eu un avantage sur lui à ce niveau-là, il peut goûter à tout. »

« Avant, quand je lui proposais un aliment, elle le refusait, elle ne le goûtait pas et maintenant elle fait l’effort de goûter. Elle, quand elle goûte, elle ne met pas la cuiller et voilà, elle prend son temps, elle ferme les yeux ! »

 

Enfin, le climat des repas a changé pour la majorité des familles : ces repas font plus de place aux échanges parents-enfants dans un contexte moins contraint par le temps :

« Les repas sont plus posés, plus tranquilles. Avant, on allait vite, on regardait tout le temps nos portables. Maintenant, plus de téléphone et on prend le temps de discuter. »

« Je pense que c’est dans la qualité du moment que l’on partage. Manger, c’est une activité que l’on fait ensemble, ce n’est pas juste remplir l’estomac. Qu’on ait le temps ou pas, le moment que l’on passe ensemble on essaie d’en faire quelque chose de chouette. »

 

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